Un géranium vivace avant plantation
Les vivaces se choisissent sur l'exposition réelle du massif, relevée sur place à l'heure où il reçoit le soleil.
Une plantation se joue à deux moments : le choix des essences pour ce sol et cette exposition, et la préparation de la terre avant de mettre quoi que ce soit dedans.
Une même essence ne se comporte pas de la même façon sur les sables du nord-ouest bruxellois et sur les argiles du sud-est. L'exposition compte tout autant : une haie plein sud contre un mur clair encaisse une chaleur qui tue les espèces de sous-bois.
La préparation du sol est le poste qu'on supprime pour faire baisser un devis, et c'est celui qui décide du résultat. Un trou de plantation trop petit dans un sol tassé se comporte comme un pot enterré : les racines tournent, et la plante décline au bout de deux ans.
Je travaille en priorité avec des essences qui tiennent en Belgique sans arrosage permanent une fois installées, et qui apportent quelque chose en hiver. Un massif qui n'existe que de mai à septembre laisse six mois de jardin vide.
Quatre points fixent le devis d'une plantation, et le végétal lui-même n'en est qu'un. Je les relève pendant la visite.
Une haie en jeunes plants et la même haie en sujets déjà formés n'ont pas le même prix ni le même délai de résultat.
Décompactage, amendement, drainage local : c'est ce qui décide si la plantation tient dans cinq ans.
Les terres retirées et les contenants doivent sortir. En jardin de ville, c'est souvent à la brouette.
Une plantation d'été demande un suivi d'arrosage. Une plantation d'automne en demande beaucoup moins : la saison change le devis.
Les distances par rapport au voisin sont la première cause de litige entre jardins. Elles sont écrites, et elles comportent une exception utile.
Le Code civil demande deux mètres depuis le milieu du tronc pour un arbre qui atteindra deux mètres de haut, et un demi-mètre pour le reste. Mais le voisin ne peut pas s'opposer à des plantations qui ne dépassent pas la clôture existante : une haie taillée à sa hauteur échappe donc à la règle. Une parcelle reste un cas particulier : je vérifie auprès de la commune avant de commander.Code civil, livre 3, art. 3.133. Vérifié le 01/09/2026.
Les vivaces se choisissent sur l'exposition réelle du massif, relevée sur place à l'heure où il reçoit le soleil.
On amende et on décompacte avant de planter. Un trou de plantation dans un sol tassé se comporte comme un pot enterré.
Le charme garde ses feuilles sèches en hiver : il occulte encore en janvier, ce que le hêtre fait aussi mais pas le laurier.
Un demi-mètre pour une haie, un arbuste ou un petit arbre, et deux mètres depuis le milieu du tronc pour un arbre qui atteindra deux mètres de haut. Mais si la haie ne dépasse pas la clôture existante, le voisin ne peut pas s'y opposer, quelle que soit la distance.
L'automne, entre la chute des feuilles et les premières gelées : la plante s'enracine pendant l'hiver et démarre au printemps sans souffrir de la sécheresse. Une plantation d'été est possible mais demande un suivi d'arrosage sérieux.
Une fois installées, beaucoup d'essences locales et de vivaces méditerranéennes tiennent sans arrosage permanent, à condition que la préparation du sol ait été faite correctement. Les deux premières saisons demandent en revanche un suivi.
Au-delà d'une certaine taille, oui, et le seuil n'est pas le même dans les trois régions ni toujours dans les trois communes voisines. C'est une question à poser au service urbanisme avant de couper, jamais après : un abattage sans autorisation ne se rattrape pas.
Je regarde le sol, l'exposition et les limites, puis je propose des essences qui tiennent à cet endroit précis.
Un jardin se raconte mieux en deux minutes de téléphone qu'en un formulaire. C'est moi qui décroche.